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10 Raisons de tenter le one-shot

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Viabilité
Les dessinateurs qui arrivent en disant "je suis sur un projet en 47 tomes", il en arrive au moins un par jour sur le net. De ceux là, ceux qui ont atteint le premier tome (mettons 200 pages), on les compte sur les doigts d'une main (peut-être deux ?). Ca fait peu, relativement naïf et peu crédible maintenant. C'est déjà mal partir face à un public déjà sceptique... Ce d'autant plus qu'il est très difficile de tenir en entier un projet très long, que ce soit parce que l'on a du mal à maintenir une narration ou un rythme de création des planches sur la longueur... Le but d'un projet bd est d'être au final un projet bd achevé !

 

Mettre en place un concept
Difficile de choisir entre tous les univers qui nous attirent : Samouraï, polar, fantasy ? Plutôt que de tout mixer dans un "concept original", le one-shot permet de s'essayer à différents types d'histoires, de personnages, de graphismes, de mises en page, et ainsi trouver le milieu où l'on se sent véritablement à l'aise (car il y a un bien souvent un fossé entre ce que l'on aime et ce que l'on peut/veut dessiner). Il est également plus aisé de s'essayer à un concept "facile" ou "cliché" et ainsi trouver sa propre manière de faire avant de s'attaquer à des projets plus conséquents.

 

Un apprentissage de la narration
La conception du one-shot est très différente de celle de la série fleuve. Souvent, les idées fusent, et nous pensons avoir matière à réaliser une longue serie, avec moults rebondissements et personnages, et mettons en chantier un "gros projet" qui, au final, va stagner. Car la gestion d'une longue histoire nécessite une mise en page des personnages et de l'univers plus longue, tout comme le déroulement de l'histoire. C'est une chose extrêment difficile à savoir maitriser. Le one-shot, plus concis, apprend à mettre en place de manière plus simple et concise personnages et univers, sans s'égarer dans les méandres d'une histoire dont on ne maitrise pas les tenants et aboutissements. Une fois le one shot-maîtrisé, passer à des histoires de plus en plus longues, pour finalement un jour arriver à une série fleuve, ou alors une histoire en plusieurs volets indépendants, car fort de l'expérience acquise via les ones-shots, de projets plus importants sont bien plus faciles à appréhender et à réaliser concrètement.

 

Toucher en quelques planches
Nombreux sont les auteurs profesionnels qui produisent des ones-shots, passage quasi obligatoire pour preuve de ses capacités devant une instance professionnelle (Short Program - Mitsuru Adachi, Le cocon - Mari Okazaki, Zetman - Masakazu Katsura, Magic - Reiko Shimizu...). La magie du one-shot, c'est bien celle de, en peu de planches, poser des personnages et une histoire qui sauront toucher le lecteur. Exemple à l'appui avec les bds disponibles en ligne sur le site dans la section "Manga en ligne".

 

Accessibilité
Lire une histoire, c'est un engagement de la part du lecteur. Il y a tant de choix, aussi bien au niveau profesionnel qu'amateur, qu'il est facile pour une BD d'être noyée et oubliée. Le one shot n'engage la lecture que pour une courte durée et attire plus facilement.

 

Une réalisation homogène
En tant qu'amateur, en perpetuelle mutation et apprentissage, que ce soit sur le plan graphique ou narratif, nos goûts et nos ambitions changent, évoluent. Que de séries fleuves commencées, recommencées, remaniées, alors que nos capacités graphiques et nos envies évoluaient ! Un one shot,executé sur une courte période,peut se targuer d'être homogène, et de véhiculer une idée précise conservée tout au long de la réalisation.

 

Un produit final facile à partager
Le milieu fanzinat : Une impression et une distribution peu aisées, quoi qu'on en dise. Ces séries prometteuses, dont on ne peut attendre qu'une 40aine de planches par an, essouflent l'histoire et l'empêchent de prendre son envol. Le format série est peu adapté à l'édition en plusieurs fois, à moins de bosser chez Shonen au japon XD...(Même là, c'est long d'attendre chaque semaine ;b )

 

Le plaisir d'un projet terminé
Inutile d'étayer, je pense que le plaisir d'avoir "terminé" un projet et de pouvoir passer à autre chose, il faut le vivre ;b

 

Un prémice à une longue histoire ?
Pour les accros aux longues histoires, le one-shot permet de poser une histoire complète, qui soit tout à la fois l'introduction à une histoire plus longue, comme par exemple le 1er tome de Nana : l'histoire aurait put s'arrêter là mais la suite n'en est pas pour autant inutile, au contraire même.

 

La perspective d'un recueil relié
Après avoir fait ses preuves en tenant les délais et les contraintes d'un one-shot, un auteur ayant été publié chez Kejhia peut tout à fait prétendre à une histoire plus longue en volume relié, comme Jaydehei avec Rebellion, Lunalithe avec Echec et mat, Tampopo avec Reality Love, etc...

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